guide 2 septembre 2026

Souris dans un appartement à Paris : d'où elles viennent, que faire

Publié par , plateforme de mise en relation.

Une souris dans votre appartement à Paris ? Ce qui l'attire, les signes qui confirment, ce que vous pouvez faire seul, et le prix fixe si un technicien vient.

Un bruit de grattement le soir, des petites crottes noires derrière la poubelle, un sachet de riz percé : à Paris, une souris dans l’appartement n’est presque jamais un accident isolé. L’immeuble ancien, les gaines qui relient les cuisines d’un étage à l’autre et les caves font de la ville un habitat idéal pour une espèce qui ne vit qu’avec nous. Voici ce qui l’attire, les signes qui confirment sa présence, ce que vous pouvez faire seul et ce qui justifie de réserver un technicien indépendant certifié, au prix fixe affiché : 169 € pour un logement de moins de 40 m².

Cuisine d’appartement parisien, plan de travail dégagé et placards fermés

Pourquoi les souris aiment les appartements parisiens

La souris grise, Mus musculus domesticus, est ce que les biologistes appellent une espèce commensale : elle vit à nos dépens et presque uniquement chez nous. L’Agence régionale de la biodiversité d’Île-de-France la décrit comme « crépusculaire et nocturne », menant « une vie essentiellement sédentaire, n’effectuant que très peu de déplacements lorsqu’elle vit dans les habitations », et présente sur tout le territoire régional « y compris en zones urbaines ». Selon l’extension de l’université du Nebraska, une référence sur l’espèce, une souris installée s’éloigne rarement de plus d’une quinzaine de mètres de son abri et de sa nourriture (Vantassel, Hygnstrom et Ferraro, UNL).

Quinze mètres, dans un immeuble parisien, cela couvre votre cuisine, celle du voisin du dessous, la gaine technique qui les relie et la cave. Le bâti ancien multiplie les passages : plinthes disjointes, passages de tuyaux jamais rebouchés, anciens conduits de vide-ordures condamnés mais pas obturés. Et la Ville de Paris est claire sur le partage des rôles : ses services réalisent « plus de 7 000 interventions » par an contre les rongeurs, mais dans l’espace public. Pour les cours, caves et immeubles privés, la lutte revient aux propriétaires, au titre du règlement sanitaire départemental (Ville de Paris). Autrement dit : à l’intérieur, personne ne viendra à votre place.

Les signes qui ne trompent pas

Vous verrez rarement la souris elle-même. Vous verrez ce qu’elle laisse.

  • Des crottes, beaucoup. Une souris dépose « environ 50 à 75 » crottes par jour, de 3 à 6 mm, effilées à une ou deux extrémités (UNL). Une dizaine derrière le frigo un matin, c’est une visite ; des dizaines chaque jour aux mêmes endroits, c’est une installation.
  • Une odeur musquée dans les placards bas ou sous l’évier, signalée par la même source comme le marqueur d’une présence ancienne.
  • Des emballages percés : sachets de riz, de pâtes, de graines, souvent en bas des placards.
  • Des bruits en fin de soirée : l’animal est « le plus actif avant l’aube et après le crépuscule ». Un grattement à 23 h dans la cloison de la cuisine entre dans ce tableau.

Un doute entre souris et rat ? La crotte de rat est nettement plus grosse et l’animal se voit davantage. La page rats détaille la différence, et le pilier souris reprend l’identification pas à pas.

Ce que vous pouvez faire seul, et ça marche souvent

Le réflexe de commencer par soi-même est le bon : à Paris, où la souris entre par l’immeuble, la moitié du travail est mécanique et ne demande aucun produit.

Fermer les entrées. C’est le geste le plus efficace, et le plus négligé. Une souris « peut se faufiler dans des ouvertures à peine plus grandes qu’un quart de pouce », soit environ 6 mm ; la recommandation de l’UNL est d’« éliminer toutes les ouvertures de 6 mm ou plus ». Passages de tuyaux sous l’évier, arrière de la plaque de cuisson, trou de la gaine technique, bas de porte de cave : laine d’acier tassée puis mastic ou plâtre. Le carton, le silicone seul et la mousse expansive se rongent.

Couper la nourriture. Bocaux hermétiques pour tout ce qui est sec, poubelle fermée, miettes sous les meubles, gamelle du chat relevée la nuit. Une souris qui ne trouve plus rien cherche ailleurs.

Poser des pièges mécaniques. Le long des murs, là où vous trouvez les crottes, appât collant type beurre de cacahuète, plusieurs pièges à la fois plutôt qu’un seul. Relevez-les chaque matin.

Ce que le DIY ne fait pas. Si les souris viennent d’une gaine commune ou d’une cave, vous les délogez de chez vous sans supprimer la source, et elles reviennent par le voisin. Et sur les produits : depuis l’arrêté du 20 avril 2017, les rodenticides anticoagulants vendus aux particuliers ne le sont plus qu’en boîtes d’appât sécurisées, en petits conditionnements, jamais en vrac (Legifrance). Ce n’est pas un hasard : mal employés, ils exposent enfants et animaux, et une souris empoisonnée qui meurt dans une cloison sent pendant des semaines. Ce guide ne donne volontairement aucun protocole chimique : c’est le métier du technicien certifié.

Les deux idées reçues qui font perdre des semaines

Les ultrasons. Les boîtiers qui promettent de chasser les rongeurs par le son sont parmi les produits les plus vendus, et les plus inutiles. L’université du Nebraska résume la littérature : « les chercheurs ont trouvé peu de preuves que les dispositifs électroniques, sonores, magnétiques ou vibratoires chassent des souris ou des rats installés des bâtiments ». Les souris s’habituent en quelques jours.

Le chat. Il en attrapera peut-être une. Mais, toujours selon la même source, chats et chiens « fournissent rarement un contrôle efficace » parce que les souris « vivent souvent dans des structures inaccessibles aux prédateurs » : derrière la plinthe, dans la gaine, sous la baignoire. Un chat rassure ; il ne dératise pas.

Quand passer au technicien

Trois signes, observables sans expertise, indiquent que le stade dépasse ce que vous pouvez faire seul :

  1. Des crottes fraîches chaque matin après dix jours de calfeutrage et de pièges : l’entrée que vous cherchez n’est pas chez vous.
  2. Des bruits dans plusieurs pièces ou dans les cloisons, pas seulement en cuisine : ce n’est plus un individu, c’est un groupe familial, la forme sociale normale de l’espèce.
  3. Une souris vue en plein jour, ou des voisins qui signalent la même chose : la population est dense, ou l’immeuble est concerné.

Dans ce cas, le traitement d’un logement se réserve à prix fixe, affiché avant réservation : 169 € pour moins de 40 m², 199 € de 40 à 70 m², 229 € de 70 à 120 m², en un passage, produits et déplacement compris. Le technicien indépendant certifié Certibiocide pose les dispositifs, repère les points d’entrée et vous remet un rapport horodaté. Si les passages sont nombreux, une option rebouchage léger (dès 79 €) traite les entrées identifiées ; sans ce rebouchage, c’est le retour assuré. Une option Pack Sérénité (de 59 à 89 € selon la surface, 60 jours) prévoit un passage supplémentaire du même technicien en cas de réapparition. Le montant est réglé à la réservation, avec un créneau prioritaire possible en option.

Attendre ne fait pas baisser le prix. Le tarif QPest est fixe et affiché avant réservation : vous n’avez aucun devis à attendre ni à négocier. En revanche, une souris se reproduit toute l’année et une femelle donne « jusqu’à six portées de cinq à sept petits chaque année » (Agence régionale de la biodiversité d’Île-de-France). Ce qui se règle en un passage à 169 € en septembre demande du rebouchage et parfois un logement passé au palier supérieur en décembre. Si vos gestes suffisent, tant mieux. Si un des trois signes ci-dessus est présent, vérifiez le prix pour votre surface.

Qui paie : locataire, propriétaire, copropriété

C’est la question qui bloque le plus de Parisiens, et elle a des réponses écrites.

Le logement doit être « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites » : c’est l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi ELAN (Legifrance). En réponse à une question au Sénat en 2019, le Gouvernement a précisé la règle : le bailleur doit fournir ce logement décent, et les frais ne peuvent être mis à la charge du locataire que si le bailleur démontre que l’infestation résulte d’un « manque d’entretien du locataire ». La charge de la preuve est donc du côté du propriétaire.

La dératisation n’est pas une charge récupérable. L’annexe du décret du 26 août 1987 qui fixe la liste des charges qu’un bailleur peut refacturer au locataire cite, dans sa section hygiène, les « produits relatifs à la désinsectisation et à la désinfection » ; la dératisation n’y figure pas (Legifrance). Si votre propriétaire vous la facture dans les charges, vous êtes en droit de contester.

Les parties communes relèvent du syndic. Cave, local poubelles, gaines : c’est la copropriété qui traite, et c’est souvent là que se trouve la source. Signalez-le au conseil syndical par écrit, avec photos et dates. La Ville de Paris rappelle que la présence de rongeurs, « rats, souris », dans un immeuble privé peut être signalée au Service parisien de santé environnementale (Mairie du 11e), qui peut rappeler ses obligations à une copropriété qui n’agit pas.

Questions fréquentes

Une seule souris, faut-il s’inquiéter ?

Une souris isolée existe, surtout en automne quand elles cherchent la chaleur. Mais l’espèce vit en groupes familiaux et se reproduit toute l’année : si vous trouvez des crottes fraîches plusieurs jours de suite, partez du principe qu’elles sont plusieurs et traitez les entrées sans attendre.

Combien coûte une dératisation contre les souris à Paris ?

Via QPest, 169 € TTC pour un logement de moins de 40 m², prix fixe affiché avant réservation, déplacement et produits compris (199 € de 40 à 70 m², 229 € de 70 à 120 m²). Le rebouchage léger des entrées est une option dès 79 €, et le montant est réglé à la réservation.

Les souris viennent-elles de la saleté ?

Non. Elles viennent de la nourriture accessible et des passages ouverts, pas du ménage. Un appartement impeccable avec un sachet de riz ouvert et un trou derrière la plaque de cuisson est plus attractif qu’un appartement désordonné sans nourriture disponible et sans accès.

Mon propriétaire peut-il me facturer la dératisation ?

En principe non. Le logement doit être exempt d’infestation, et la dératisation ne figure pas dans la liste des charges récupérables du décret de 1987. Le locataire ne paie que si le bailleur prouve un manque d’entretien de sa part. Conservez les photos et les échanges écrits.

Les souris peuvent-elles venir de l’immeuble entier ?

C’est fréquent à Paris. Les gaines techniques, les caves et les anciens vide-ordures relient les logements. Si vos voisins constatent la même chose, le traitement d’un seul appartement ne suffira pas : la copropriété doit traiter les parties communes, et chaque logement concerné ses entrées.


Vérifiez le prix fixe pour votre situation et réservez un technicien indépendant certifié près de chez vous : app.qpest.fr.

Contenu relu avec des techniciens indépendants certifiés Certibiocide partenaires de la plateforme.

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